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2015

17 mai

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A l’occasion d’une sortie en Italie, notre collègue Frédéric CHARLIN et les étudiantes de la promotion 2014-2015 (Gaëlle ÉTIENNE et Djénane GUERRIER ÉTIENNE) découvrent Suse, une commune de la province de Turin, dans le Piémont italien ; là où, dit-on, passa Hannibal lors de sa traversée des Alpes (Cf. Andrea Arcà in Hannibal et les Alpes : une traversée, un mythe, Infolio, 2011, pp. 69-74). La fondation de la ville remonterait au règne de l’empereur Auguste, lorsque celui-ci se fraya un chemin pour entrer en Dauphiné par le col de Montgenèvre. Brûlée par l’empereur Frédéric Barberousse, puis occupée par les français à trois reprises, elle sera démantelée en 1798 pour être intégrée dans le département du Pô comme chef-lieu d’arrondissement.

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Le temps d’une pause photo

Lors du voyage de retour, nos étudiantes purent admirer le col du Mont Cenis – un des passages historiques entre la France et l’Italie – toujours enrobé de son manteau de neige. Depuis la construction du barrage et la création du lac, le point de passage le plus haut de la route s’élève à 2 094 mètres, au plan des Fontainettes, à proximité de la pyramide et du jardin botanique alpin. Été comme hiver, le col est le départ de nombreuses randonnées à destination des sommets entourant le plateau. Plus de dix refuges de haute montagne émaillent les parcours.

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Le col du Mont Cenis sous la neige

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Frédéric CHARLIN

25 mai

Petite sortie récréative en Maurienne avec Djénane ÉTIENNE. Après une rapide traversée de Saint-Jean-de-Maurienne puis d’Albiez-le-Vieux, nous passons le col de la Croix-de-Fer, à 2 608 mètres d’altitude. Le col se situe à la limite entre les massifs alpins des Grandes Rousses et des Arves. Il relie les communes de Saint-Jean-de-Maurienne au nord-est et le Bourg-d’Oisans au sud, soit les vallées de la Maurienne et de la Romanche. On l’appelait autrefois col d’Olle car situé dans la combe d’Olle, lieu de la source de l’Eau d’Olle (Aqua Olle), un torrent des départements de l’Isère et de la Savoie (Cf. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, Chambéry, 1982, pp. 325-326).

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Col de la Croix-de-Fer

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Cueillette champêtre

30 juin

Lans-en-Vercors

Lans-en-Vercors

Excursion sur le Plateau du Vercors avec Gaëlle ÉTIENNE et Josué JEUDY. Après une courte pause à Lans-en-Vercors, une localité située à trente kilomètres au sud-ouest de Grenoble, siège du Parc Naturel Régional du Vercors, nous poursuivons vers Autrans et Méaudre, deux communes de moyenne montagne célèbres pour leurs stations de ski nordique et leurs fermes à pignons lauzés. Puis nous empruntons les Gorges de la Bourne, constituées d’une succession de tunnels à entailles et d’encorbellements, reliant Pont-en-Royans à Villard-de-Lans, pour arriver à Vassieux-en-Vercors, un haut lieu de la Résistance qui abrita les maquis lors de la Seconde Guerre mondiale. Entre le 21 juillet et le 15 août 1944, les militaires allemands commirent là de nombreuses exactions sur les populations civiles qui laissèrent de profondes séquelles dans les esprits. Au total, huit-cents-quarante personnes perdirent la vie sur l’ensemble du Plateau, dont deux-cents-un civils (Cf. Albert Béguin et al., Le Livre Noir du Vercors, Neuchâtel, 1944, 121 p. ; François Gagnol & Serge Pitavy, Atrocités nazie dans le Vercors, Romans, 1945, 18 p. ; Pierre Dalloz, Vérités sur le drame du Vercors, Paris, 1979, 351 p.).

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Josué et Gaëlle

Mémorial

La journée s’achève par une visite de la Grotte de la Luire, située sur la commune de Saint-Agnan-en-Vercors, qui abrita quelques jours un hôpital de la Résistance durant l’assaut du Plateau par les troupes allemandes. Lors d’un raid éclair, le 27 juillet 1944, un détachement de la Wehrmacht conduit par un sous-officier fait irruption et découvre trente-cinq maquisards blessés qui ont trouvé refuge sous le porche de la grotte. Cette opération se solde par l’exécution immédiate des résistants et l’arrestation du personnel soignant : les sept infirmières seront ensuite déportées et les médecins fusillés (Cf. Jean-Marc Collavet, Chronique du Vercors, 1943-1944 : du Maquis d’Ambel au martyre de Vassieux, Valence, 1994, 131 p.). La visite des lieux constitue une expérience émouvante tant par le souvenir des aventures humaines dont ils ont été le décor que par la rencontre avec le plus grand réseau souterrain de la Drôme.

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Grotte de la Luire

10 juillet

Mademoiselle Gaëlle ÉTIENNE réussit la première année de licence en droit dans des conditions très satisfaisantes, après avoir validé les deux premiers semestres d’enseignement. C’est donc non sans une certaine émotion que nous lui adressons aujourd’hui nos plus sincères félicitations, ainsi que tous nos encouragements pour la suite de ses études universitaires.

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Bâtiment de la nouvelle Faculté de droit de Grenoble

29 juillet

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Visite du Château de Joux, situé non loin de Pontarlier, une commune de Franche-Comté dans le département du Doubs, en compagnie de Djénane ÉTIENNE, Cyndia JEAN-PIERRE, Frédéric CHARLIN, Charles ROBBEZ-MASSON et son épouse. Édifié au XIème siècle, non loin de la route internationale reliant la vallée de la Saône et la Bourgogne à la Suisse, les Flandres et la Champagne à l’Italie, ce haut lieu de l’histoire politique et militaire européenne traversa de nombreux conflits : passage de Charles le téméraire en 1476, occupation de la guerre de Trente ans en 1639, conquête de la Franche-Comté en 1674, etc. Au XVIIIe siècle, il devint une prison. Il vit alors passer derrière ses barreaux Mirabeau, ainsi que Toussaint Louverture emprisonné sur l’ordre de Napoléon Bonaparte. Au cours des dix siècles de son histoire, le château a subi diverses modifications mais sans que jamais celles-ci n’entachent son caractère. Il est aujourd’hui composé de cinq enceintes et s’étend sur près de deux hectares.

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Fossés du Château de Joux

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C’est au Château de Joux que meurt Toussaint Louverture le 7 avril 1803, âgé d’une soixantaine d’années, des suites d’un hiver particulièrement rude. Né vers 1743, Toussaint servit d’abord comme esclave sur l’Habitation Bréda, située au nord de l’Île de Saint-Domingue ; il prit ensuite une part importante à la révolte des esclaves contre les colons blancs en 1791 ; puis il rejoignit l’Espagne et enfin rallia la France révolutionnaire, plus attractive pour les anciens cultivateurs esclaves, qui fit de lui le premier général noir des armées de la République. Mais l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte va le conduire à reprendre les armes. En décembre 1801, Napoléon envoie un corps expéditionnaire chargé de mater l’insurrection dominguoise et, à la faveur de cette offensive, contraint Toussaint à la capitulation. En dépit des promesses faites en échange de sa reddition, il sera déporté avec toute sa famille. En janvier 1804, Haïti finira par obtenir son indépendance et deviendra du même coup la première république noire du monde. Mais la France n’abolira définitivement l’esclavage qu’en 1848.

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Toussaint Louverture

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Djénane et Cyndia

30 juillet

Monsieur Alain Robert COICOU soutient son mémoire de fin d’année et réussit brillamment le M2 Droit de la montagne. Ce master est destiné à la formation de spécialistes des questions juridiques liées à la montagne, dont les règles sont partiellement dérogatoires au droit commun des collectivités territoriales. Cette formation, unique en France et en Europe, est incontournable pour les étudiants qui souhaitent se former aux règles applicables en zones montagneuses. Nous tenons ici à le féliciter pour la qualité de son travail et les efforts déployés tout au long de cette année universitaire.

10 août

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Journée de détente en terre helvétique en compagnie de Gaëlle ÉTIENNE et de deux fidèles amies de la cause haïtienne : Mesdames Marie Josée COUAILHAC et Jeannine CHIANÉA. Au terme d’une brève halte à Saint-Gervais-les-Bains, nous gagnons le col de la Forclaz, situé à 1 526 mètres d’altitude dans le canton suisse du Valais, où nous partons à la découverte du sentier du bisse du Trient. Les bisses sont des petits canaux d’irrigation faits de planches de bois soutenues par des poutres fixées à flanc de montagne : ils transportent l’eau jusqu’aux prairies où ils permettent la production du fourrage nécessaire à l’alimentation des bovins. Construits à partir du XIVème siècle en raison de conditions hydrologiques particulièrement favorables, ils contribuèrent à l’évolution de la vie économique et sociale du canton. Le bisse du Trient a été construit en 1895, le long d’une voie de chemin de fer qui acheminait la glace du glacier du Trient au col de la Forclaz. Elle était ensuite transportée jusque dans les villes où elle servait à la conservation de la viande et du poisson. L’exploitation du glacier dura presque une cinquantaine d’années, de 1850 à 1893.

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Sentier du bisse du Trient

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Nous achevons notre périple de la journée par une visite de l’exposition « Matisse en son temps, » proposée par la Fondation Pierre Gianadda à Martigny. Avec plus de cinquante toiles issues du Centre Pompidou et de plusieurs collections privées ou muséales suisses, elle rend hommage au maître du Fauvisme et permet de mieux comprendre l’influence qu’exercèrent sur lui les peintres de la première moitié du XXe siècle : Picasso, Braque, Léger, etc. L’exposition revient sur les débuts de l’artiste ainsi que sur les liens d’amitié qu’il noua avec ses condisciples de l’atelier de Gustave Moreau à l’École des Beaux-Arts de Paris : Marquet, Camoin et Manguin. Artiste prolifique, curieux et sociable, Matisse a toujours été au cœur des débats de la scène artistique : tour à tour chef de mouvement avec les Fauves, puis maître d’une académie et enfin précurseur d’un art pop pour de jeunes artistes, il marqua son époque et eut une grande influence notamment sur Andy Warhol et sur l’École de New York.

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Fondation Pierre Gianadda à Martigny

27 août

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Gaëlle ÉTIENNE, Josué JEUDY, Frédéric CHARLIN et Yves LASSARD profitent d’une des dernières journées de vacances pour entreprendre l’ascension du Grand Som, un sommet du massif de la Chartreuse dans le département de l’Isère. Du haut de ses 2.026 mètres, il offre une vue imprenable sur le vallon du monastère, sur Saint-Pierre de Chartreuse et sur tout le massif de Chartreuse, puis, au-delà du Grésivaudan, sur les massifs de l’Oisans, de Belledonne et du Mont Blanc, qui se voit lui-même par temps clair. Les moines prennent souvent le Grand Som pour but de leurs spaciements. Ils entretiennent une croix au sommet, jadis de pierre ou de bois, maintes fois abattue par la foudre et toujours reconstruite. En 1946, les chartreux placèrent une croix de fer qui, depuis, fait office de paratonnerre (Cf. La Grande Chartreuse par un chartreux, 16e éd., Bellegarde, 1991, p. 266).

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Photo-souvenir du Grand Som

Quatrième sommet de Chartreuse dépassant 2.000 mètres, le Grand Som offre de nombreux itinéraires souvent longs et parfois même fastidieux. Depuis le monastère de la Grande Chartreuse, nous suivons le chemin en direction de Casalibus, non loin de l’ermitage où vécut saint Bruno et la première génération cartusienne, puis nous passons devant le réservoir et prenons un itinéraire fléché en direction du sommet. Après le Pas du loup, un sentier surplombant le Habert de Bovinant nous conduit sur le versant est de l’arête nord du Grand Som. Nous empruntons alors le sentier des moutons en direction du sud et gagnons les zones herbeuses situées juste au-dessous du sommet. Mais il nous faut encore attendre dix à quinze minutes pour découvrir la Croix, au bout d’une sente qui monte droit dans l’alpage puis serpente dans la rocaille dans les dernières longueurs.

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Frédéric au sommet

27 octobre

Balade dans le Vieil Annecy, célèbre pour ses canaux et ses bâtisses médiévales, et enfin promenade le long des rives du lac en compagnie de notre étudiante Gaëlle ÉTIENNE. Parfois surnommé le « lac bleu, » le lac d’Annecy est par sa superficie le deuxième lac d’origine glaciaire de France après celui du Bourget (exception faite de la partie française du lac Léman). Formé il y a environ dix-huit mille ans au moment de la fonte des grands glaciers alpins, il est alimenté par sept ruisseaux et torrents nés dans les montagnes environnantes. Le lac déverse son trop-plein d’eau dans le Thiou, une petite rivière qui elle-même alimente le Fier, un torrent des Préalpes de Haute-Savoie qui rejoint le Rhône au sud de Seyssel. Annecy demeure un lieu touristique très attractif, tant par ses nombreuses activités nautiques que par ses richesses naturelles et culturelles. Dans ses habits d’automne, le lac offre aux visiteurs un des plus beaux panoramas de la région.

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Gaëlle devant l’entrée du château d’Annecy

Nous longeons le lac à pied sous un soleil de fin d’après-midi, le paysage est superbe, les conditions idéales et à cette occasion Gaëlle peut admirer le cadre majestueux des jardins de l’Impérial Palace. Ouvert le 14 juillet 1913, cet établissement est aujourd’hui un hôtel de catégorie supérieure, entouré de jardins publics et d’une plage, situé sur les bords du lac d’Annecy. Exploité par un groupe allemand jusque durant l’été 2013, le bâtiment appartient depuis lors à la ville d’Annecy. Il constitue l’une des figures de proue de l’activité touristique de la ville et de son agglomération. La partie hôtelière offre 91 chambres et 8 suites climatisées, la plupart avec balcon, certaines avec terrasse, réparties sur six niveaux face au lac.

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Jardins de l’Impérial Palace

30 octobre

Sortie en Suisse avec Alain Robert COICOU, qui découvre le canton du Valais et plus particulièrement le district de Martigny. Partis de Grenoble vers huit heures le matin, nous atteignons Ugine, dans le département de la Savoie, environ une heure plus tard ; puis, après une courte visite de Saint-Gervais-les-Bains et une rapide traversée de Chamonix, au pied du Mont-Blanc, nous rejoignons enfin Martigny, notre point de chute, aux alentours de midi. Nous prenons ensuite un agréable repas dans un café-restaurant situé à Martigny-Combe sur la route de Chamonix, « Le drapeau Suisse, » qui offre une vue superbe sur Martigny et la vallée du Rhône, où nous avons la chance de pouvoir déguster les produits de la chasse. La journée s’achève vers dix-neuf heures par une visite nocturne de Chambéry, une ville chargée d’histoire et pourvue d’un riche patrimoine architectural.

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Rives du lac d’Annecy en automne

Octobre-novembre

Élaboration d’un projet de colloque international sur le thème de la coutume et de la codification en Haïti. Depuis la présidence de Jean-Pierre BOYER (1818-1843), la République haïtienne s’est en effet inspirée des codes napoléoniens. Cette transposition, consubstantielle au monisme juridique qui relégua en partie la coutume au rang de droit informel, entraîna dès lors la coexistence d’un ordre juridique étatique avec un ordre de régulation coutumier. Insaisissable, du moins en apparence, la coutume haïtienne intègre l’ordre juridique d’une manière souvent atypique aux yeux des juristes positivistes des pays du Nord. Penser l’avenir des rapports entre la coutume et la loi en Haïti suppose très probablement une rupture, du moins sur le plan épistémologique.

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Le « Serment des Ancêtres » de G. Guillon-Lethière (détail)

30 décembre

Pour célébrer dignement la fin de l’année 2015 et s’entretenir de nos projets futurs, colloque et envoi d’ouvrages à destination d’Haïti, Messieurs Jean-Claude LAGORCE et Yves DURET viennent à la rencontre de nos étudiants haïtiens : Mademoiselle Djénane ÉTIENNE et Monsieur Alain Robert COICOU. Après un savoureux repas à l’Auberge du Sappey, nos hôtes profitent des derniers rayons de soleil de l’après-midi pour admirer l’un des paysages les plus charmants des Alpes dauphinoises, situé sous les falaises de Chamechaude, le point culminant du massif de la Chartreuse.

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Pause photo au Sappey