2006

24 février

Madame Kiria DESPINOS et Monsieur Hébert LAHATTE, son époux, improvisent une promenade dans la ville d’Annecy, surnommée la “Venise des Alpes” en raison des canaux qui parcourent les vieux quartiers ; lesquels sont destinés à recevoir les trop-pleins du lac lorsque la fonte des neiges fait monter le niveau des eaux. Le Thiou, principal exutoire du lac a d’abord servi aux entreprises industrielles (moulins, manufactures, forges) avant d’être investi par les touristes. Aujourd’hui encore, les dédales de rues du vieil Annecy, les anciennes prisons (photo ci-dessous) et le château demeurent des lieux incontournables pour qui s’intéresse à la ville et à son histoire.

 

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Hébert et Kiria dans le vieil Annecy

Juin

Lancement d’une nouvelle collecte d’ouvrages de droit et d’économie au profit de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Port-au-Prince, avec l’aide de l’AUF et la participation de Messieurs Jean-Claude LAGORCE et Émilio LARREA. Nous tenons à remercier, pour leur précieuse contribution : Mesdames Béatrice ESTÉOULE, Claudine AUDEMARD, Marielle PICQ, Chantal FAYEN, Messieurs Jean-Paul PAYRE et Didier PLANTAMP ainsi que le personnel du «Trèfle» et de la Bibliothèque Lettres-Droit.

Préparation d’une mission d’enseignement, sur demande de la FDSE et de Monsieur le Doyen Collot, qui sera confiée à un enseignant de la Faculté de Droit de Grenoble durant l’année universitaire 2006-2007.

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Vieux pont de Haute-Maurienne

18 août

Avides de découvrir les cols de haute altitude, nos étudiants (Kiria DESPINOS et Camille ÉDOUARD Jr.) franchissent le col du Galibier, situé à 2 642 mètres entre le massif des Arves et le massif des Cerces. Un peu plus haut que le col se trouve une table d’orientation, à 2 704 mètres, érigée en 1988 par le parc national des Écrins. De là, on peut apercevoir les glaciers de la Barre des Écrins et de la Meije (massif des Écrins), le mont Blanc, une des Aiguilles d’Arves, le pic de Rochebrune (massif du Queyras) ainsi que le Grand Galibier (3 229 mètres).

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Camille et Kiria au col du Galibier

25 août

Monsieur le Professeur André PALLUEL-GUILLARD organise une visite commentée des chapelles Saint-Antoine de Bessans et Saint-Sébastien de Lanslevillard, en Haute-Maurienne. Madame Kiria DESPINOS et Monsieur Camille ÉDOUARD Junior découvrent à cette occasion un ensemble de fresques narratives des XVème-XVIème siècles retraçant la vie du Christ, de sa naissance à sa résurrection.

KH88Le Professeur et ses élèves

Bâtie sur un éperon rocheux surplombant le territoire paroissial de Bessans, la Chapelle Saint-Antoine aurait été érigée et décorée entre 1503 et 1522. La façade principale, protégée par un auvent, abrite un ensemble de peintures polychromes : une cavalcade des Vices et des Vertus assez proche de celle du Maître de Jouvenceaux, ainsi qu’un beau saint Antoine accompagnant une illustration de la légende du Christ de Varallo. Recouvert d’un plafond à caissons de Style Renaissance, comme à Lanslevillard, l’intérieur est décoré par un cycle de la Vie du Christ en quarante épisodes qui n’est pas sans rappeler celui de Plampinet dans la vallée de Névache, ou encore ceux de Notre-Dame-des-Fontaines de la Brigue et de Saint-Florent de Bastia Mondovi (dans le Piémont italien). Les costumes de la Transfiguration sont typiques de la mode des années 1450-1460.

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Chapelle Saint-Antoine de Bessans

Construite de 1446 à 1518, la chapelle Saint-Sébastien de Lanslevillard doit ses peintures murales à un donateur rescapé de la peste. D’allure modeste à l’extérieur, cette chapelle est entièrement décorée à l’intérieur de peintures murales. Servant de catéchisme illustré, elles racontent la vie du Christ et celle de saint Sébastien, souvent invoqué contre la peste. Maintes fois analysées, ces fresques du XVème siècle – dont l’auteur demeure inconnu – sont étagées sur deux rangs côté Évangile et trois de l’autre : trente-six scènes évoquent la vie du Christ et dix-sept celle de saint Sébastien. L’originalité du lieu tient au fait d’associer un saint thérapeuthe à la vie du Christ, comme pour San Fiorenzo à Bastia Mondovi.

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Chapelle Saint-Sébastien de Lanslevillard

St-Laurent

Saint-Laurent

La journée s’achève par la visite de l’Église Saint-Laurent de Sardières, une ancienne chapelle devenue église en 1627. Agrandie au XVIIème siècle, elle a ensuite été remaniée au XIXème, notamment par l’adjonction d’un clocher. Dans le médaillon quadrilobé de la voûte sont représentées sainte Lucie et sainte Agathe, et, dans le chœur, un gracieux décor de fleurs et feuillages orne les pendentifs. Sur le mur peint se trouve un grand cadre dont le tableau dépeint le martyre de saint Laurent ; de chaque côté deux statues en bois datées de 1838, dûes au ciseau d’Étienne-François Tabeur, de Villarodin : saint Pierre et saint Paul. De part et d’autre du maître-autel, à la suite du banc des chantres, on peut admirer un petit retable avec deux colonnes torses. Le tableau de gauche représente saint Étienne, et celui de droite, saint Antoine. Mais la plus belle pièce demeure sans conteste le retable du Rosaire, sculpté en 1649 par Esprit Amabert, un artiste bramanais, pour l’Église de Sollières (Cf. D. Peyre et al., En Maurienne sur les Chemins du Baroque, Montmélian, 2001, pp. 229 ss).

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Église Saint-Laurent de Sardières